Atelier national

Services et bases de données en spectroscopie stellaire


Institut d'Astrophysique de Paris, 8-9 mars 2016
Amphi

Organisé par Pascal Petit, Philippe Prugniel, Frédéric Royer, et Caroline Soubiran.

Objectif :
Le but de cet atelier soutenu par plusieurs Programmes Nationaux (PNPS, PNP et PCMI) est de recenser les besoins et coordonner les actions pour optimiser l’exploitation des ressources à notre disposition.
Il s'adresse autant aux chercheurs qui utilisent des données et services de spectroscopie qu'aux équipes qui les développent et maintiennent.
Cet atelier devra nous permettre de faire des propositions quant à l’organisation et à la gestion des différents Services d’Observations impliqués, qui pourraient être groupés dans un pôle thématique en charge de l’animation, de la coordination et de l’évaluation des services, pour la commission ad hoc de la CSAA.

Inscription - Prise en charge :
Pour vous inscrire, merci de nous contacter
Date limite: 25 février 2016
Information à fournir:


Contexte scientifique :
Les laboratoires d'astrophysique français jouent un rôle majeur dans les services et outils conçus pour accéder aux spectres et pour les utiliser. La communauté est vaste, les outils sont variés et les besoins multiples. Les efforts de la dernière décennie pour structurer ces activités ont porté leurs fruits. Il parait aujourd'hui opportun de relancer un dialogue parmi la communauté et les équipes fournissant ces services, afin d'identifier les besoins émergents qui nécessiteront des efforts de développements, et d'encourager et coordonner l'évolution des services existants, notamment pour améliorer leur interopérabilité, et la création de nouveaux services.
Preuve du dynamisme de cette thématique, le paysage change rapidement. Les nouveaux instruments sont dès leur conception associés à des archives, et de plus en plus souvent les chaînes de traitement sont suffisamment fiables pour que les observations pointées puissent être traitées automatiquement, alimentant ainsi des bases de données « science-ready ». Les bases de données ELODIE/SOPHIE et GIRAFFE ont été des précurseurs, et hors de notre communauté on peut citer des archives de données directement exploitables maintenues par l’ESO (à terme pour tous les instruments). Un pas supplémentaire est franchi lorsque ces spectres sont analysés automatiquement pour déterminer les paramètres fondamentaux des étoiles. Les développements dans PolarBase, et le projet AMBRE de l’ESO qui utilise le logiciel MATISSE en sont des exemples. Bien sûr, à coté des observations pointées, les grands relevés occupent une place majeure. Pour ces derniers, les bases de données et les analyses automatiques sont évidemment des enjeux existentiels. Un élément indispensable pour l'exploitation des spectres observés est, bien sûr, la disponibilité de grilles de spectres synthétiques et d'outils de modélisation. La base de données POLLUX consititue un référence dans ce domaine.
Ce tableau peint à grands traits reflète la diversité des besoins scientifiques. La calibration de nos mesures repose souvent sur juste deux étoiles (des spectres standard de Véga et d’Arcturus), ou maintenant sur quelques dizaines d’étoiles (les « benchmark stars » établies pour Gaia). Les études physiques relèvent d’observations pointées, fréquemment à très haute résolution spatiale sur un domaine spectral étendu. L’étude du milieu interstellaire, et des populations stellaires s’appuient sur l’exploitation statistique des grands relevés. Non seulement les différentes approches sont éminemment complémentaires, mais chacune utilise en fait toute l’étendue des ressources disponibles : Gaia utilise de nombreuses observations pointées pour se calibrer ; les observations à haute résolution spectrale, pour étudier la physique des atmosphères stellaires, se servent d’observations à plus basses résolutions et dans d’autres régions du spectre pour contraindre certains paramètres, ou de relevés pour corriger de l’extinction due au milieu interstellaire.
Des besoins typiques sont (parmi d’autres) : Quiconque se confrontant aujourd’hui à ces questions ne peut être que frustré par la difficulté de ces tâches ! L’Observatoire Virtuel fournit quelques outils et standards pour nous aider, mais l’organisation, l’implémentation et le fonctionnement des services est de notre responsabilité collective.
Les objectifs de cet atelier peuvent être énoncés en trois questions :

Liste non-exhaustive de services, outils et projets spectroscopiques :

Ateliers précédents :


Programme :
Mercredi 8 Mars
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10:00 -- 10:20 Pascal Petit, Philippe Prugniel, Caroline Soubiran : Objectifs de l'atelier

10:30 -- 10:50 Pascal Petit : PolarBase
11:00 -- 11:20 Philippe Prugniel : Les archives Elodie et Sophie de l'OHP
11:30 -- 11:50 Frédéric Royer : Base de données Giraffe
12:00 -- 12:20 Isabelle Boisse : Spirou

12:30 -- 14:00 Pause déjeuner

14:00 -- 14:20 David Katz : Accès aux spectres de la mission Gaia 
14:30 -- 14:50 Ana Palacios  : Le service POLLUX : état des lieux et évolutions prévues 
15:00 -- 15:20 
15:30 -- 15:50 

16:00 -- 16:30 Pause café

16:30 -- 16:50 
17:00 -- 17:30 
17:40 -- 18:00 












Jeudi 9 Mars
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10:00 -- 10:20 Thomas Masseron : Données fondamentales, calibration et homogenisation des pipelines
10:30 -- 10:50 Sergi Blanco-Cuaresma : Determination of atmospheric parameters and abundances with iSpec
11:00 -- 11:20 Frédéric Paletou : PCA-inversion des paramètres stellaires fondamentaux
11:30 -- 11:50 Caroline Soubiran : Standardisation des résultats des codes automatiques, PASTEL
12:00 -- 12:20 

12:30 -- 14:00 Pause déjeuner


14:00 - 17:00 : Discussion générale
    - Souhaite t'on voir la création d'un Pôle Thématique SNO5 de Spectroscopie Stellaire?
   - Quels devraient en être les contours?